A deux doigts d’une découverte révolutionnaire

Etudes de l’eau du Baïkal en septembre 2008

Etudes de l’eau du Baïkal en septembre 2008

Le lac Baïkal se trouve dans la zone sismique. Chaque année les géologues enregistrent 2000 secousses sur le Baïkal parmi lesquelles il y a celles qui ne se sentent pas et celles qui mettent la population en panique. Afin d’étudier la dépression baïkalienne dont la formation n’est pas encore terminée, ce que prouvent les tremblements de terre fréquents, à Irkoutsk était créé l’Institut de l’écorce terrestre.

Aujourd’hui les scientifiques irkoutiens sont à deux doigts d’une découverte révolutionnaire. Lire plus »

Une tempête par beau temps

10 septembre 2008 par Pavel Ageychenko   / Carnets de Route

2008-09-img_0954Une petite croisière au sud du Baikal ordinaire organisée par notre agence samedi dernier ne semblait pas nous préparer rien de spécial. On devait ramener un groupe de 30 personnes à la Boukhta Pestchanaïa, baie de sable, incrustée dans la côte abrupte du lac, à quelques 80 km au nord de Listvianka. Comme on était un peu nombreux pour notre bateau, on en a loué un deuxième, du même type, pour diviser le groupe. J’ai profité de l’occasion pour partir prendre en photo notre Impérator en pleine Mer depuis l’autre vaisseau.

Le temps était ensoleillé, avec un vent léger, typique au Baikal. Je projettais de faire quelques clichés romantiques du bateau avec un fond de montagne… Mais Monsieur le Baikal l’a décidé autrement. Une fois quitté le port de Listvyanka que le vent a commencé à soufler, et de plus belle! Le ciel absolument dégagé et le vent violent m’ont permis de réaliser des images inédit. Bon propos de vous les faire partager!

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Au lever du jour le vent se lève. On prend le large du Baikal.

Les couleurs sont superbes et rien n’annonçait que les vagues allait monter jusqu’à 2 mètres!

Et c’est parti!

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Abrité dans le cercle de la Boukhta Pestchanaya on ne pensait plus à la tempête qui agitait le Baikal. En ce moment on ne rêvait que mettre nos pieds sur terre! A cause des vagues notre navigation, censée durer 5 heures, s’est prolongée jusqu’à 7 heures. J’ai pris un plaisir particulier de passer ce temps sur le pont!

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Baïkal Voyage à la carte

J’ignore si l’âme russe, tant recherchée dans la littérature, est si différente des autres. De Dostoïevski à Tchekhov en passant par Gorki et Pouchkine, j’ai sans doute trouvé des raisons suffisantes pour un jour me rendre dans cet immense pays et y identifier son âme. Pour la reconnaître comme on reconnaît l’ouverture du concerto pour piano et orchestre de Tchaïkovski : grandiose. J’ai choisi la Sibérie pour ce faire : terre d’exil et de déportation, terre de contraste, terre du grand froid que l’imaginaire peuple des ours et des loups plus que des hommes. Là où les hommes me paraissaient ressembler au personnage de Derzou Ouzala dans le film de Kurozawa. Ce film qui mêle d’anciennes légendes sibériennes à l’immensité des paysages de la taïga dans un flot de poésie m’a conduit en juillet 2008 sur les rives du lac Baikal.

Accessoirement botaniste à mes heures perdues, j’ai trouvé une flore endémique mais aussi une flore malheureusement disparue des reliefs alpins ou de plus en plus rare : Edelweiss, anémones pulsatiles, iris nains, androsaces, campanules, aconits, saxifrages, azalées et lys martagon. Ce jardin d’Eden où les espèces poussent à profusion fait le bonheur du promeneur au bord de cette étendue sans fin d’eau douce. Deux espèces endémiques de lys constituent la cerise sur le gâteau : un lys rouge de la même taille que le martagon et un lys jaune semblable sauf dans sa couleur au lys des Alpes. Alors avis aux amateurs ! Faut-il ajouter que la taïga est riche en baies de toutes sortes, myrtilles, fraises des bois, framboises, mûres… que les champignons que l’on ramasse font une poêlée le soir.

Les randonnées au mont Makarova sur le nez du Baikal, sur l’île d’Olkhone, grande comme le lac Léman, et de Bolchyé Koty à Listvianka vous baignent dans une nature quasiment vierge où il m’a été possible de voir des biches, des renards, des marmottes. Mais ni ours, ni loup si tant est que leur rencontre fût souhaitable.

Restent les hommes. Réunion de gens de tous âges autour d’un feu de camp le soir, une guitare ou un accordéon et c’est parti pour un répertoire inépuisable de chansons russes ou même mongoles et quand une jeune fille vient t’arracher du groupe pour danser, tu oublies la morosité qui prévaut aujourd’hui dans la vieille Europe et te laisses emporter par l’enthousiasme dans un bain de jouvence. S’il est une âme russe, c’est dans ces moments-là que je l’ai ressentie. Cette sensibilité unique qui donne à l’émotion une autre dimension.

Mes deux guides francophones qui se sont succédés au cours du séjour ont facilité les échanges avec la population locale permettant ainsi un contact plus éclectique que le simple « bonjour, bonsoir, comment ça va ? » que permet l’anglais universellement mal parlé.

On ne résume pas trois semaines intenses en quelques lignes : le lac est un univers en soi. S’y baigner près d’Olkhone relève de la bravoure, voire du pari stupide comme cela a été mon cas. Ailleurs, dans les golfes ou vers Bolchyé Koty, c’est simplement réservé à ceux qui se baignent dans le Léman avant l’été.

Par Michel Turk

Et surtout son français impeccable

tem-old-raymonde-turktem-old-raymonde-turk2L’accompagnement d’Anna, sa grande disponibilité, sa fraîcheur, son humour et surtout son français impeccable. Des éclairages précieux et complets d’Olga, son calme…

La présence de notre guide était précieuse et m’a permis d’avoir de nombreux contacts avec la population russe: rencontres chaleureuses et joyeuses. L’acceuil chez les habitants était globalement sympathique, généreux.

J’ai appécié la cuisine russe.

Olkhone, Bargouzine, Oulan-Oudé, Bolchyïé Koty nous ont fait découvrir des paysages extraordinaires. La randonnée Bolchyïé Koty - Listvianka était le point fort du voyage. J’ai vraiment gardé le meilleur souvenir de cette balade. La flore endémique est extrémement variée et m’a réjoui chaque fois. Je n’ai pas vu d’ours, mais vu le renard, marmotte et oiseaux (oies, sygne).

L’immersion dans chamanisme et bouddhisme avec Olga était fort intéressant d’un point de vue culturel: visite du Datsan de Oulan-Oudé, du musée en plein air et du musée de bouddhisme. La visite du Datsan de Archan m’a donné l’occasion d’assister à un spectacle étonnant et fort agréable d’un groupe mongol.

Par Raymonde Turk

Un printemps en Sibérie

15 juillet 2008 par Nos Voyageurs   / Carnets de Route

- Et où vous partez-vous cette année?
- En Russie.
- La croisière sur la Volga sans doute, Moscou-Saint-Pétersbourg?
- Non, pas tout à fait: en Sibérie.
- En Sibérie !!! et seule !!!
Ce que mon interlocuteur ne sait pas, c’est qu’il s’ agit de mon 7e voyage en terre russe.
Préparation, suggestions… Mon premier impératif: voyager au maximum par le train. Lire plus »

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