Chevauchée Mongole

Qu’évoque le nom “Mongolie” pour vous ? Les steppes, le Gobi, les nomades, les yourtes et les chevaux, c’est du moins l’image que s’en font la plupart des européens. Or, la Mongolie recèle une petite merveille d’un bleu indéfinissable : le lac Khövsgöl, paradis des randonneurs, cavaliers et trekkeurs en tous genre.

Ger

C’est sur les rives de ce lac que j’ai décidé de séjourner en attendant mon nouveau visa russe. En effet, bien que j’apprécie beaucoup la capitale mongole, l’idée d’y rester 15 jours sous une chaleur insupportable était loin de me séduire.

J’ai donc parcouru en mini-bus les 790 km de piste qui séparent Oulan-Bator de Khatgal, petite ville au sud du lac. Ce voyage, épique sous bien des points de vue à duré une vingtaine d’heures. Vous pouvez donc bien vous représenter notre joie à tous quand nous avons enfin pu respirer l’air frais du lac !

Yak in Khovsgol Lake Khosgol 2

Une fois arrivées, nous (moi et Laurence, une amie qui m’avait rejoint de France) avons décidé de louer des chevaux et les services d’un guide afin d’explorer un peu mieux la région.

Mongolian Horses

Nous avons opté pour un petit circuit de 6 jours au cours duquel nous avons visité le Sud-Ouest du lac. Le lac du Khövsgöl est entouré de chaînes de montagne, notre expédition a donc commencé par une montée en altitude, jusqu’à l’un des sommets principaux de la chaîne Khoridol Saridag : Ikh Uul (litt. Grande Montagne) qui culmine à 2961 mètres d’altitude.

Khoridol Saridag

Nous avons mis 3 jours pour gagner cette montagne d’où un point de vue magnifique sur la vallée de Mongoliyn Gol s’est offert à nous.

mng-10

Continuant notre route vers le lac, nous nous sommes retrouvé sur une corniche, balcon offrant aux regards des européennes ébahies que nous étions un panorama grandiose sur le lac, et ce même si ce jour là , Tenger, le ciel, n’était pas très coopératif…

Les dénivelés sont assez brutaux parfois en Mongolie et nous avons eu la joie de descendre des versants abruptes, avec des pentes proche des 90° et j’exagère à peine ! Nous avons bien entendu dû descendre de cheval et guidé nos montures dans la descente en priant le ciel que personne ne finisse en roulé-boulé au fond de la vallée !

Balcons sur le Khövsgöl

Je peux vous garantir que les quelques kilomètres de plat dans une pinède calme et tranquille avant notre arrivée à l’étape du jour  ont été plus que bienvenus !

Nous avons ensuite longé le lac pendant toute une journée, croisant au passage un (très touristique) mini-campement Tsaatan. Les Tsaatans sont une ethnie d’éleveur de rennes, on raconte qu’ils descendent d’une tribu d’Evenk venue du Nord, de Sibérie et qui se serait installée dans les hauteurs du lac Khövsgöl en raison des nombreux avantages qu’offrait la région.

Ger Tsataan rennes

Nous nous sommes ensuite rendu dans une famille d’éleveur et avons pu participer au quotidien des femmes de la steppe, traite des yacks, fabrication des fromages, des yaourts et autres beurres traditionnels, préparation du suutei-tsai, le thé au lait salé, cuisson du tsuivan, un des plats traditionnels mongol à base de viande de yack bouilli et de longues pâtes blanches.

traite des yacks

Dans la région du Khövsgöl, certains Mongols ont adopté un mode de vie semi-nomade. Nombreux sont ceux qui vivent dans des maisonnettes de bois carrées, agencées comme les yourtes de feutres traditionnelles.

Notre périple s’est achevé par une excursion à l’extrême sud du lac, occasion de derniers grands galops dans l’immensité verte de la steppe.

Sunrise

Le retour à la vie citadine a été rude, surtout que nous avons dans débarqué dans Oulan-Bator en plein Naadam, la fête nationale mongole qui rassemble mongols des 4 coins de la steppe et étrangers venus de tous horizons.