Là où la Marchroutka nous mène

On m’a toujours dit que les paysages de la Russie n’avaient rien à envier à ceux des autres pays. Ce week end passé à Archane me l’a largement prouvé.

Samedi 25 avril, le jour J est enfin arrivé. Cela fait une semaine que j’attends ce week end avec impatience. Je présage qu’Archane n’est pas un village comme les autres. Situé au pied des monts Saïanes, pour sûr, l’endroit doit être idyllique. Sans compter que la famille russe dans laquelle je vis m’a parlé de ce lieu avec de tels yeux rêveurs et d’une voix si émue et convaincue… Lire plus »

Et surtout son français impeccable

tem-old-raymonde-turktem-old-raymonde-turk2L’accompagnement d’Anna, sa grande disponibilité, sa fraîcheur, son humour et surtout son français impeccable. Des éclairages précieux et complets d’Olga, son calme…

La présence de notre guide était précieuse et m’a permis d’avoir de nombreux contacts avec la population russe: rencontres chaleureuses et joyeuses. L’acceuil chez les habitants était globalement sympathique, généreux.

J’ai appécié la cuisine russe.

Olkhone, Bargouzine, Oulan-Oudé, Bolchyïé Koty nous ont fait découvrir des paysages extraordinaires. La randonnée Bolchyïé Koty - Listvianka était le point fort du voyage. J’ai vraiment gardé le meilleur souvenir de cette balade. La flore endémique est extrémement variée et m’a réjoui chaque fois. Je n’ai pas vu d’ours, mais vu le renard, marmotte et oiseaux (oies, sygne).

L’immersion dans chamanisme et bouddhisme avec Olga était fort intéressant d’un point de vue culturel: visite du Datsan de Oulan-Oudé, du musée en plein air et du musée de bouddhisme. La visite du Datsan de Archan m’a donné l’occasion d’assister à un spectacle étonnant et fort agréable d’un groupe mongol.

Par Raymonde Turk

Voyage Lac Baïkal Eté 2008

Des dunes plantées de pins maritimes et bordées de longues plages de sable fin et doré, des criques aux eaux bleu turquoise transparentes, un éperon de hautes falaises abruptes surmontées de steppes désertes et d’une taïga rosie de buissons de rhododendrons en fleurs : c’est le spectacle insolite et exceptionnel qui s’offre au nord de l’île d’Olkhon, vers le cap Kholboï qui plonge dans « la mer Baïkal ». Lorsqu’on délaisse ces lieux magiques pour regagner Khoujir, le village-capitale de l’île construit tout en bois, c’est pour retrouver l’ambiance chaleureuse et incomparable du caravansérail de Nikita, son indispensable « banya » et ses bouillabaisses locales à l’omoul, apportées par un service parfait: tandis que les dîneurs les dégustent, un groupe de musiciens peut inopinément surgir et faire entonner « Katioucha » à toute l’assistance, ou bien des convives bouriates s’affrontent dans d’amicales luttes à main nue. Voici déjà de quoi prodiguer un enchantement qui vaut mille fois le voyage, impeccablement préparé et accompagné par BaïkalNature en la personne de Ludmila elle-même – qui avait pour une fois abandonné l’écran de son ordinateur (mais pas son…téléphone portable). Mais comme elle n’a pas son pareil pour transfigurer les paysages en les faisant parler grâce aux légendes imprégnées de chamanisme qui donnent sens aux « obos » enrubannés (au pied desquels il n’est pas inutile de déposer quelques pièces…) et aux rochers sacrés (ceux de Bourkhane, près de Khoujir, ou ceux des « Trois frères », au bout de l’île), je peux dire que grâce à elle, ça a été un émerveillement complet et perpétuel. Sans compter qu’auparavant, il y avait eu un petit tour fort réussi dans le « CircumTranssibérien » qui longe en surplomb l’ouest du Lac…

Alain Laurent (écrivain-voyageur, auteur de « Désirs de Déserts » et « Un train peut en cacher bien d’autres »)
5/12 Juin 2008

Par Alain Laurent