Bon rythme et déroulé des activités

Témoignage par Tierry Ballot

Témoignage par Tierry Ballot

Aimeriez-vous revenir un jour redécouvrir le Baïkal avec nous?: oui l’hiver

Points forts: les guides parlants français discrts et attentifs. Accueil chez Youri et l’appartament au centre ville de Nina.

Bon rythme et déroulé des activités. Les enfants ont particulièrement aimé dormir dans la yourte de Youri, en revanche les lits sont de mauvaise qualité.

Nous avons tous apprécié prendre la bania le soir chez Youri et Nikita et Grégoire la pêche à la ligne. Félicitations aux chauffeurs prudents et ponctuels.

Par Tierry Ballot

Un de plus beaux souvenirs

claude-chapuisclaude-chapuis-2Dates du voyage 05.08.2009 au 25.08.2009

Aimereriez-vous revenir un jour redécouvrir le Baïkal avec nous ?: Oui, en hiver sans doute.

Points forts que vous avez aimés dans nos services : Votre professionalisme, votre capacité de trouver des solutions quand un moyen de transport était défaillant, votre efficacité.

Votre commentaire général : Ce voyage restera un de plus beaux souvenirs et pourtant je voyage depuis plus de 40 ans.

Votre programme est très intelligement conçu car elle prévoit la découverte des paysages magnifques, le rencontre avec des personnes très gentilles et ayant un sens de l’hospitalité chaleureux ainsi que les services de d’accompagneteurs compétents, passionnés par leur rôle et par leur pays, désireux de communiquer leur enthousiasme.

Les guides étaient experimentés, serviables, sympathiques et ont démontré qu’ils excellaient même l’art de préparer repas. Et tout cela par un prix très compétitif.

Certes, nous avons bénéfecié d’une météo très favorable mais je vois que j’aurais aimé ce voyage même s’il avait beaucoup plu et si nous avons été incommodés dès par les moustiques.

En résumé, j’ai passé trois semaines inoubliables en Russie de la splendeur et de la variété des cultures (le contraste entre Nicholaï, le Russe et Natacha, la Bouriate, était très intéréssant).

J’ai beaucoup appris en cours de ce voyage, j’ai rencontré des gens magnifiques et je comprends mieux pourquoi il y a eu lieu une profonde amitié à l’époque de Cathérine II et à celle d’Alexandre III.

Et j’ai adoré des experiences comme la découverte de la cuisine russe ( à Severobaïkalsk, à l’île d’Olkhon et à Oust- Bargousine ,nous avons mang les délicieux légumes de jardins potager de nos hôtes. Et ce sera difficile pour moi de ne plus manger d’omoul et de perche ! Et de ne plus aller à Bania le soir !

UN GRAND MERCI ET DE CHALEUREUSES FELICITATIONS A BAIKALNATURE !

A bientôt, j’espère !

Par Claude CHAPUIS

Très beau voyage

emeric-fournierDates du voyage du 02.07.2009 au 17.07.2009

Aimereriez-vous revenir un jour redécouvrir le Baikal avec nous ?: La question est : mes économies me le permettent-elles ?

Votre commentaire général :
- les nombreux contacts par le mail avant le voyage
- la prise en charge de transferts de deux aéroports de Moscou
- l’accueil dès la descente de l’arrive à Irkoutsk
- les différents hébergements chez les habitants ( accueil de propriètairs, précipités des lieux, qualités des repas avec des conversations ouvertes en russe)
- les banias
- Le repas ponctué de musique au restaurant Yourtes

Très beau voyage, expérience enrichissante. A conseiller à tous les amateurs ou tout simplement aux amoureux de la Russie.

Par Emeric FOURNIER

De 80° à 0° en moins de 10 secondes

Quoi de meilleur que de se jeter dans la neige où dans le Baïkal après s’être chauffé dans un Bania à près de 80°?
Tout comme les scandinaves, les russes sont habitués aux changements extrêmes de températures. En effet les Banias, peuvent être comparés aux Saunas scandinaves. Ils sont constitués traditionnellement de trois pièces, une pièce pour se changer, une pièce pour se laver et se fouetter avec le balais de branches de bouleau, et une pièce pour se chauffer…

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Une pièce pour se fouetter? Oui, oui, pour se fouetter, enfin, pas tout à fait, cela relève plus de la stimulation. Les russes ont en effet pour habitude de faire augmenter leur température dans la pièce où l’on se chauffe, et ensuite de chasser les impuretés de leur corps par ce moyen, la stimulation par le balais de bouleau. Répétant ces opérations de purification et d’élimination des toxines, il ne reste plus qu’à mettre son système de régulation de température corporelle à l’épreuve en se jetant dans la neige, le lac ou autres bassins quasiment glacés… Passé de plus de 80° à 0°, en moins de dix secondes, qui serait capable de cela si ce n’est le peuple russe.

Ne croyant pas cela bon pour le corps je posais la question de savoir si un tel brutal changement de température n’était pas mauvais pour la santé. On me répondit que non mais que au contraire cela était stimulant pour le corps et l’esprit.

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HYDROCUTION ?

Non, pas pour les russes qui célèbrent la vie et la robustesse du corps par ce rituel.

Véritable retour aux sources

Témoignage par Sylvie Roche

Témoignage par Sylvie Roche

Séjour dépaysant et très agréable, où nous avons rencontré des personnes authentiques, accueillantes, passionnées par leur travail et toujours soucieuses de faire plaisir.

Véritable retour aux sources lors de notre chevauchée en chiens de traîneaux et du bivouac au milieu de la taïga, sans oublier le traditionnel Bania. Magnifique.

Par Sylvie Roche

Traversée sur la glace du lac Baïkal

16 juillet 2008 par Nos Voyageurs   / Carnets de Route

Traversée sur la glace du lac Baïkal, sud-nord: Irkoutsk – Severobaïkalsk

2008-07-traversee-du-baikal

Par Pierre Coulbois et Laure Béjeau
Carnet de voyage - 28 mars au 3 avril 2008

1er jour : Irkoutsk – Khoujir, île d’Olkhon

On arrive de Pékin par le Transmongolien, avec pas mal de retard suite à une erreur de calcul de l’heure d’arrivée (bien joué les touristes!).
L’équipe de Baïkal Nature nous acueille et on part rapidement pour l’ile d’Olkhon, notre première halte. Lisa notre guide nous présente le programme, et nous commente la route.
Après 5h de voiture, on découvre le lac Baïkal gelé et c’est parti sur la glace! Ambiance crépuscule, le dépaysement est total…
On arrive à l’auberge Chez Nikita : accueil très chaleureux! Quelques francophones sont de passages, et Nikita gratte la guitare au grés de chansons populaires russes à la Brassens…
Passage au bania, et on s’endort en plein coeur de la Sibérie. Lire plus »

Un printemps en Sibérie

15 juillet 2008 par Nos Voyageurs   / Carnets de Route

- Et où vous partez-vous cette année?
- En Russie.
- La croisière sur la Volga sans doute, Moscou-Saint-Pétersbourg?
- Non, pas tout à fait: en Sibérie.
- En Sibérie !!! et seule !!!
Ce que mon interlocuteur ne sait pas, c’est qu’il s’ agit de mon 7e voyage en terre russe.
Préparation, suggestions… Mon premier impératif: voyager au maximum par le train.

Lundi 28 mai 2008 à Moscou, gare Iaroslavl.

Le superbe Baïkal vient se mettre à quai. Sa couleur bleu vif le distingue de son frère le Transsibérien, sinon, même itinéraire, mêmes arrêts, mais son terminus est Irkoutsk. Quatre nuits dans le train, quel bonheur !
J’aime ces minutes, l’incertitude quant à nos futurs compagnons de route, dans ce “coupé” à quatre personnes. Les provodnitsa s’affairent, déroulent les matelas. Chaque wagon possède ses deux provodnitsa, à la fois hôtesses, anges gardiens, femmes de ménage. Et l’obligation d’être toujours souriantes. Deux dames russes seront mes deux co-locataires.
20h 25. Le train s’ébranle.More...

Mardi 29 avril.

Forte de mon expérience de la nuit précédente, et de mes expériences passées, je puis affirmer ceci: comment reconnaître un voyageur russe, quand il s’embarque dans un train longue distance?
1 - Il accroche soigneusement sa veste, anorak manteau ou parka… à un cintre.
2 - Il change de vêtements.
3 - Il met d’autres chaussures: mules, pantoufles…
4 - Il tente avec une obstination louable de fourrer tous ses bagages sous la banquette.
5 - Quelle que soit l’heure, ici 23h 25, il sort d’un grand sac son pain et son saucisson, ses tomates et ses concombres, et pose le tout sur la table.
6 - Il va chercher de l’eau brûlante au samovar au bout du couloir.
7 - Il mange et boit.
8 - Il bavarde, bavarde…
9 - Il dort. Enfin.

Je ne me lasse de regarder les bouleaux. Parfois l’on traverse d’ humbles villages, avec de bien modestes isbas. Les rues boueuses semblent tracées un peu au hasard. Le point noir: toutes ces décharges sauvages.
Amabilité et discrétion sont de rigueur pour effectuer ensemble un voyage agréable. Ces deux dames amies, qui reviennent de vacances, appartiennent à la police (bonnes relations, on ne sait jamais…). elles s’appellent tout les les deux Tatiana et me racontent que dans leur ville le termomètre descand parfois en hiver à 42 degrés en-dessous de zéro. D’où la nécessité dans la rue de se frotter sans cesse le nez et les joues pour éviter qu’ils ne gèlent, ce qui paraît-il est très douloureux.

Mercredi 30 avril.

Le grand plaisir est de descendre sus le quai lors des arrêts, et de se ravitailler auprès des marchands accourus. Je m’achète un oeuf dur et deux galettes à base de poisson (bof…). Je suis sous étroite surveillance depuis mes vélléités d’indépendance à Perm. Tout cela pparce que mon guide conseillait que nous utilisions ces 20 minutes pour aller visiter la gare. Mon innocent souhait est accueilli avec la plus entière réprobation. Aussi désormais, à chaque arrêt, l’une ou l’autre des provodnitsa me crie d’une voix aiguë: “Madame Janine ! Madame Janine !” en agitant frénétiquement les bras afin de surtout me garder en vue.
Ce soir il fait très froid au dehors, et la neige tombera toute la nuit.

Jeudi Ier mai.

Cette partie du voyage est moins sauvage. Les maisons sont devenues parfois plus pimpantes. L’ on est si bien ici, au chaud. Regarder, lire, écrire, boire du thé, et, pour mes voisines, faire des mots fléchés. Envie irrésistible de somnoler. Il a cessé de neiger.
Les deux dames me quittent cet après-midi. Beaucoup d’amitié échangée au cours des adieux. Elles reviennent devant le compartiment pour me saluer, reviennent encore avec leur famille venue les accueillir.

Vendredi 2 mai.

Encore un détail curieux. Les horaires des trains en Sibérie conservent l’ heure de Moscou, sans tenir compte du décalage horaire: 5 heures à Irkoutsk. On flotte dans l’ irréalité: une arrivée programmée à 4h s’effectue en réalité à 9h .
Chacun se hâte. Les matelas sont roulés, et les draps, taies d’oreillers et serviettes sont soigneusement repliés et portés dans le local des provodnitsa. Elles-mêmes vont devoir nettoyer à fond tout le wagon, et repréparer le départ suivant, avant de pouvoir se reposer un moment.
Ludmila et Pavel sont sur le quai et m’emmènent dans mon B and B: chez la tres accueillante Nina, dans la rue… Proléterskaïa. Mon deuxième impératif se réalise: loger dans une famille ne parlant que le russe.
Premier contact avec la ville. L’essentiel pour se repérer: trouver avant tout les rues Karl Marx et Lénine.

Samedi 3 mai.

Aujourd’hui il s’agit d’un trajet mythique: le Circumbaïkal, un tronçon désaffecté du Transsibérien.
C’est la surprise: le soleil est très présent, et le lac n’est plus gelé ! mais la vue du “pack”, ces blocs de glace fragmentés, est superbe. Nous passons des tunnels, des ponts, des tunnels encore. La ligne a été creusée à flanc de falaise. Combien d’hommes de toutes sortes, soldats, prisonniers, déportés, y ont laissé leur vie…
Mais ici dans le train (grand confort), l’atmosphère est joyeuse et légère. Je fraternise avec mes deux vis-à-vis: Morgane, française, envoûtée par le Baïkal, et Cora, une Australienne en résidence à Saint-Pétersbourg. De temps à autre la guide vient aimablemenet nous traduidre en anglais les commentaires qu’elle a donnés en russe.
Midi. La pause, dans un hameau perdu, au bord de l’eau. Une Sibérienne se chauffe au soleil. Je viens m’asseoir auprès d’elle et je me lance: “Bonjour ! quel beau temps ! Vous habitez ici?” D’un geste elle me désigne une isba voisine et, spontanément, m’invite à venir prendre le thé chez elle. Le bonheur de voyager seule…
Ce soir je quitterai le groupe, et m’arrêterai à Listvianka.

Dimanche 4 mai.

Listvianka, station renommée au bord du lac, est charmante, c’est vrai. Mon petit hôtel-B and B, où je suis seule, est neuf et de bon goût, ce qui n’est pas toujours le cas de constructions récentes, fières d’avoir coûté tant d’argent. Je découvre, non sans peine,la ravissante église du XVIIIe siècle, bien cachée dans le vieux village qui m’enchante et où je prends force photos. Je marche, marche, et me retrouve à l’ aquarium.

La touche finale: aller à 8 heures du soir au marché sur le port m’ acheter un omoul tout chaud, que je vais savourer sur la plage déserte. L’ omoul? C’est le poisson type du Baïkal, le meilleur que je connaisse. On le mange avec les doigts.

Lundi 5 mai.

Liouba, avec chauffeur et voiture, vient me chercher pour retourner en ville avec, en route, la visite d’un musée à ciel ouvert. Hélas, trompée par le soleil et par la chaleur étouffante qui règne dans la chambre, je ne songe pas à m’ équiper confortablement et là-bas, près du lac, le froid est intense. Certes les bouleaux, dans une sorte de grisaille, forment un décor romantique à souhait, et les diverses constructions provenant des Bouriates et des Evenks sont pleins d’intérêt, et nous luttons héroïquement pour durer. Enfin nous (= chauffeur + guide devenue toute blanche de froid + cliente congelée) regagnons la voiture, très soulagés. Nous n’avons d’ailleurs rencontré là aucun autre client !

Plaisir de retrouver Nina, pleine d’attentions et de gentillesse. Après-midi en ville.

Mardi 6 mai.

Je pars demander à l’ Alliance Française si je puis rencontrer un(e) de leurs étudiants, de n’importe quel niveau, de n’importe quel âge, afin d’explorer la ville ensemble. Olga, 30 ans, est volontaire.

Elle m’emmène visiter le monastère puis, selon mon désir, le brise-glace Angara, maintenant définitivement à quai. Je dois aussi à Olga mon premier “posa”, ce plat typiquement bouriate. C’est une boulette de viande hâchée bien relevée enrobée dans une pâte fine formant aumonière. Un posa se cuit à la vapeur … et se déguste, lui aussi… avec les doigts. J’ admire profondément Olga qui, avec seulement cinq mois d’étude, peut soutenir aisément une conversation en français.

Mercredi 7 mai.

Quatre heures et demie de bus, arrêt obligatoire compris, pour atteindre Archan, au pied des montagnes des Saïans. Pendant un moment, bien trop court à mon gré, la neige nous enveloppe de ses gros flocons.

Archan, un village? C’est surtout une station de cure, avec son sanatorium où tous mes compagnons de route s’ engouffrent et veulent absolment et très aimablement que je les accompagne. Je loge dans un gîte, certes très agréable, avec à nouveau une chambre surchauffée.. L’ après-midi mon hôtesse m’entrraîne dans un long périple parmi les jolies maisons en boois, fermées pour la plupart en cette demi-saison. Nous voici au datsan (temple bouddhiste), au petit marché mongol. Près de la source thermale je fais connaissance avec la survivance des croyances chamanistes: sur tous les arbustes sont accrochés des lambeaux de tissus aux vives couleurs. J’en verrai d’ autres encore près de la rivière, une façon d’ honorer les esprits des eaux.

Le soleil a fait place rapidement à une tempête de neige qui nous cingle le visage. Un moment de pur bonheur.

Le soir je m’aperçois que j’aurais grand besoin de réviser mon vocabulaire russe. En arrivant ici j’ avais comme à l’ accoutumée demandé où se situait la salle de bains, mais, au lieu d’utiliser le mot “vannaïa”, j’avais utilisé le mot “bania”. “Da ! Da ! bien sûr, le bania ! Nicolas va le préparer pour 7 heures.” J’avoue que je ne comprenais par très bien pourquoi ledit Nicolas devait préparer mon bain, mais enfin… A 7heures précises une employée vient me chercher pour me conduire, tout au fond de la cour, au “bania”, autrement dit au sauna… russe, comme il se doit. Expérience…

Jeudi 8 mai.

Retour sans histoire.

Vendredi 9 mai.

Le jour que je voulais absolument vivre à Irkoutsk, c’était mon impératif numéro 3. Comme partout en Russie on célèbre ce jour-là l’anniversaire de la victoire de 1945. C’est la fête de la reconnaissance, c’est aussi la fête tout court! prazdnik !

Je joins la foule rassemblée près du tank. Du soleil, des fleurs, des ballons multicolores. une jeune femme tient à la main trois oeillets rouges, elle m’en tend un spontanément afin que je puisse participer à la fête.

A 9h 15, après quelques discours et les trois hurrah ! lancés par les soldats, le cortège s’ ébranle: militaires et groupes paramilitaires, associations, groupes d’enfants de rouge vêtus et pleins d’enthousiasme. La note incongrue pour moi, et bien charmante: ces jolies filles en costume militaire et à l’allure martiale qui, de chaque côté de leur calot, portent de gros noeuds blancs retenant leurs longues couettes !

Près de la flamme éternelle, notre destination, les oeillets s’amoncellent. Quatre jeunes gens montent la garde. Mais les vétérans, où sont-ils?… Hélas, si peu sont encore là. Il y a cet ancien officier, très digne, la poitrine constellée de médailles. Une petite fille vient lui offrir un oeillet. Il y a Ivar. Un homme jeune s’approche, lui tend la main: “Cpaciba !” (merci, en russe), puis il s’ entretient longuement avec lui. Il y a cet homme tout simple, un peu perdu dans tout ce monde, et qui s’ étonne lorsque je lui demande la permission de le photographier. Et on le voit, on le sent, tout le monde est tellement heureux.

Samedi 10 mai.

Dernière journée à Irkoutsk. Je retrouve Liouba qui m’ emmène visiter la maison-musée du prince Volkonsky et me conte l’ histoire des Décembristes, ces officiers qui avaient voulu se révolter contre le tsar en décembre 1825. Ils avaient été pour cela déportés en Sibérie et condamnés à travailler dans les mines. C’est aussi une belle histoire d’ amour, car leurs épouses étaient venues les rejoindre et partager leur sort ; parmi elles deux Françaises. Lorsqu’ils furent grâciés, certains demeurèrent, au moins pour un temps, en Sibérie, et leurs maisons devinrent des centres culturels, tant artistiques que littéraires.

Dernières heures. Ce soir Nina veut bien se mettre au piano pour Ludmila et moi.

Dimanche 11 mai.

A 3h 57, mon train pour Oulan Oude? ! Pas d’affolement, il s’agit là de l’ heure de Moscou. Ici il sera en réalité 8h 57, ce qui est quand même plus raisonnable.

Sept heures et demie de voyage. Le Baïkal nous accompagne longtemps.

Lundi 12 mai.

Me voilà installée à Oulan Oude, capitale de la Bouriatie (belle leçon de géographique politique). A nouveau je loge en centre ville, dans un vaste appartement confortable. Mes hôtesses se nomment Valentine, la maman, et Rada (= centente en russe), et ma guide Baïarma (= la joie en bouriate). Que voilà de favorables auspices !
L’ attraction monumentale de la ville? Sans contredit une tête demesurée de Lénine posée sur un socle ! surprenant.
La découverte du jour: la visite du Datsan d’ Ivolguinski, un vaste complexe bouddhique, reconstruit après la période soviétique, et qui s’agrandit encore. L’ école fourmille de jeunes futurs lamas, à rendre jaloux nos séminaires de France. Nous nous recueillons dans les temples, donnons une impulsions à chaque moulin à prières, accrochons à un arbre notre tissu de prière. J’allume une bougie, sorte de petit lumignon où la mèche trempe, non pas dans la cire, mais dans du beurre fondu solidifié.
Tout ici est calme et silence.

Mardi 13 mai.

A 50 km d’ ici, après avoir traversé la steppe, nous allons découvrir le village des Vieux Croyants, les héritiers d’ une schisme survenu dans l’Eglise orthodoxe au XVIIe siècle. En route, un arrêt au bord d’ une rivière, là où se dresse un énorme rocher, avec pour toile de fond les montagnes. J’ imite ma guide, partie jeter dans l’ herbe quelques pièces. Je ne sais plus très bien où j’ en suis au point de vue religion…
Au village le pope nous attend pour nous montrer son musée, une accumulation d’objets et instruments anciens traditionnels qu’il a rassemblés lui-même, puis son église. Le repas, excellent, sera servi par Zenaïda en grand costume. Le village est partculièrement soigné, avec ses maisons de bois aux vives couleurs et souvent une étonnante recherche décorative.

Mercredi 14 mai.

Le temps nous est compté. Successivement:
- la visite du musée d’ Art et d’ Histoire, intéressant, avec particuliièrement les peintures exécutées sous le régime soviétique: l’ art sur commande…
- la réalisation de mon impératif N° 4: une consultation dans un centre médical renommé. Là je rencontre un médecin mongol parlant l’allemend et qui me prescrit des remèdes tibétains. Baïarma est là, heureusement.
- la visite d’un musée à ciel ouvert, réplique en plus vaste de celui vu au bord du Baîkal. Mais ici des pierres sont exposées à l’entrée, et souvent sur elles sont été déposées des pièces de monnaie. Je risque une question impie: “Mais qui vient recueillir ces pièces, et dans quel but?” Baïarma est profondément choquée: “Mais… PERSONNE ! c’ est pour honorer les Esprits !”
Une rude journée ! Ce soir c’est à nouveau le train pour Irkoutsk, puis l’avion. Une halte à Moscou, et ce sera la la France.

Je suis revenue chez moi et je rêve. Je contemple avec amour mes trésors: ce porte-verre à thé acheté sur le Baïkal ; ce très beau livre sur Irkoutsk ; ces tableautins que m’a dédicacés un artiste de la rue: des bouleaux sous la neige, une izba au printemps.
Et je souris, en pensant à tous les sourires que j’ ai laissés là-bas…

Par Janine Watrin

Voyage Lac Baïkal Eté 2008

Des dunes plantées de pins maritimes et bordées de longues plages de sable fin et doré, des criques aux eaux bleu turquoise transparentes, un éperon de hautes falaises abruptes surmontées de steppes désertes et d’une taïga rosie de buissons de rhododendrons en fleurs : c’est le spectacle insolite et exceptionnel qui s’offre au nord de l’île d’Olkhon, vers le cap Kholboï qui plonge dans « la mer Baïkal ». Lorsqu’on délaisse ces lieux magiques pour regagner Khoujir, le village-capitale de l’île construit tout en bois, c’est pour retrouver l’ambiance chaleureuse et incomparable du caravansérail de Nikita, son indispensable « banya » et ses bouillabaisses locales à l’omoul, apportées par un service parfait: tandis que les dîneurs les dégustent, un groupe de musiciens peut inopinément surgir et faire entonner « Katioucha » à toute l’assistance, ou bien des convives bouriates s’affrontent dans d’amicales luttes à main nue. Voici déjà de quoi prodiguer un enchantement qui vaut mille fois le voyage, impeccablement préparé et accompagné par BaïkalNature en la personne de Ludmila elle-même – qui avait pour une fois abandonné l’écran de son ordinateur (mais pas son…téléphone portable). Mais comme elle n’a pas son pareil pour transfigurer les paysages en les faisant parler grâce aux légendes imprégnées de chamanisme qui donnent sens aux « obos » enrubannés (au pied desquels il n’est pas inutile de déposer quelques pièces…) et aux rochers sacrés (ceux de Bourkhane, près de Khoujir, ou ceux des « Trois frères », au bout de l’île), je peux dire que grâce à elle, ça a été un émerveillement complet et perpétuel. Sans compter qu’auparavant, il y avait eu un petit tour fort réussi dans le « CircumTranssibérien » qui longe en surplomb l’ouest du Lac…

Alain Laurent (écrivain-voyageur, auteur de « Désirs de Déserts » et « Un train peut en cacher bien d’autres »)
5/12 Juin 2008

Par Alain Laurent

Privilège d’un programme à la carte

tem-old-bernard-et-jaqueline-gandonRapidité, efficacité et précision des messages internet. Prise en charge assurée avec vigilence lors des déplacements, respect du programme même dans ses ajustements. Accueil de tous les prestations.

Nous avons pleinement profité du privilège d’un programme à la carte pour 2 personnes avec guide. L’itinéraire que nous avions choisi nous a permis de porter l’accent sur nos centres d’intérêt: contacts et échanges facilités avec les hôtes, découverte de modes de vie autour du lac, découverte de la flore et de la nature environnant le lac, randonnées, banias etc…

Tout cela grâce à la vigilence, la compétence, l’authenticité et la gentillesse de Lisa.

Par Bernard et Jaqueline Gandon

La saison balnéaire sur le Baïkal est ouverte!

2008-05-saison-balneaire-baikalLa saison balnéaire a été ouverte sur le lac Baïkal le 7 mai par notre touriste Hollandais !

Malgré la glace et la neige sur le lac, notre héros a décidé lui même d’expérimenter ce que ressent le phoque du Baïkal – nérpa – pendant toute sa vie en général… au moins au mois de mai.

Je n’ai jamais été nérpa, donc je ne peux pas vous dire ce qu’il ressent, mais je vais essayer de décrire en détails ce que notre héros, Valter a ressenti en se plongeant dans l’eau glaciale du lac Baïkal.

« Qu’a fait Valter, pour se décider à faire cette bêtise ? » pensez vous…. « c’est la vodka russe qui rend les gens un peu nérpa » ?!! Eh non…vous avez tort ! Il y a une chose beaucoup mieux ! Vous ne pouvez pas deviner ce que c’est ? Bien sûr c’est le sauna russe – BANIA. Imaginez-vous qu’il fait 100 degrés dedans. Vous y restez pendant 10 minutes…il fait très chaud. Et le lac n’est pas loin…et l’eau est si fraîche…Et voilà vous vous croyez un nérpas, comme Valter ! Vous sautez vite du Bania chaud et vous vous jetez dans cette eau glaciale, exactement ce que notre héros a fait !
Peut être croyez vous que notre héros a eu froid ? Absolument non ! Le corps est très chaud dès que vous sortez du bania, et donc si la baignade dure 2-3 minutes, vous ne risquez rien. Je vous le conseil ! Vous allez renaître, comme notre Valter.

Mais n’abusez pas ! Sinon, vous risquez de devenir un nérpa gelé !

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