Irkoutsk en robe de bal

Irkoutsk renoue tous les ans avec la tradition des bals des XVII°, XVIII° et XIX° siècles. Pour l’occasion, des cours de danse d’époque sont organisés par la société des musées de la ville.

Cette année, ils ont débutés au début du mois de mai dans la magnifique propriété-musée de l’ex-gouverneur d’Irkoutsk : l’Oussadba Soukatchova.

Musée

Presque chaque vendredi soir, Luda, Natacha et moi nous rendions dans ce musée afin de participer à ces fameux cours. Nous avons vainement essayé de convaincre nos collègues masculins de se joindre à nous mais les quadrilles, contre-danses et autres valses ne semblaient pas vraiment inspiré ces messieurs !

Chaque semaine, nous nous exercions à l’art compliqué des danses de salon pour terminer en apothéose par une remontée dans le temps par un beau samedi après-midi de juin. En effet, ces cours étaient organisés dans le but ultime de participer au bal donné par le musée.

Valse

Luda, Natacha et moi y avons bien entendu participé, habillée de magnifique robes longues datant du XIX° siècle. Cet évènement avait un petit parfum de conte de fée, de rêve de petite fille enfin réalisé. C’était vraiment étrange de voir ces jeunes femmes modernes (nous étions bien entendu une grande majorité de fille ! ) en costume d’époque. C’était tout à fait comme si le temps s’était arrêté, d’autant que le cadre magnifique de ce musée d’art amplifiait cet effet.

Moi, Luda et Natacha en compagnie d'un ami du cours : comme quoi il n'y avait pas que des filles !

Moi, Luda et Natacha en compagnie d'un ami du cours : comme quoi il n'y avait pas que des filles !

Le bal a duré toute une après-midi, alternant danses et divertissements tels que spectacle équestre, solo de violon, buffet.

Je vous laisse imaginer combien cela nous a paru bizarre de retourner à la vie citadine contemporaine : plus de chevaux mais des voitures, plus de musique classique jouée en live par des musiciens talentueux mais de la bonne pop russe crachée par des radios grésillantes,  quand au froufrou des robes glissant sur le parquet, il s’est évanoui d’un coup remplacé par le crissement des pneus sur la chaussée.

Heureusement les photos, elles, restent, preuve tangible qu’il ne s’agissait pas d’un rêve !

Trekking sur l’île d’Olkhone

Samedi 12 juin, à 10h, Lena, guide-interprète aguerrie que j’avais pour mission de seconder et moi, casquette “BaikalNature” vissée sur la tête, munie de mon plus beau sourire,  nous frappions aux portes de la maison d’hôtes de Nina où nous attendaient 5 voyageurs fraîchement débarqués d’Europe : Marie-Ange, Marie-Laure, Lucie et Jean.

Léna et nos 5 trekkeurs pendant la traversée du lac

Léna et nos 5 trekkeurs pendant la traversée du lac

Quelques dizaines de minutes plus tard, la voiture chargée, nous quittions Irkoutsk en direction de l’île d’Olkhone  pour 5 jours de treks.

Première halte, Oust-Orda, ville-capitale d’une ancienne région autonome Bouriate rattachée depuis 2006 à l’Oblast (région) d’Irkoutsk. Sur place nous visitons le musée d’histoire bouriate afin de nous familiariser avec cette culture très particuliére où chamanisme, bouddhisme et nomadisme ‘entremêlent.

Ust Orda

Les Bouriates font partie du même groupe ethnique que les Mongols, leurs voisins du Sud.

Comme vous le savez sans doute déjà, l’île d’Olkhon est l’un des neufs grands lieux sacrés du chamanisme en Asie Centrale. C’est pourquoi avant de nous rendre sur l’île nous avons assister à un rituel de purification afin que notre voyage se déroule sous de bons hospices.

Chamane

En chemin nous nous sommes également arrêtés à l’entrée du territoire d’Olkhone afin d’accomplir un autre rituel pour apaiser les mauvais esprits et contenter les bons. Nous avons dans un premier temps suspendus chacun un ruban aux branches d’un arbre puis nous avons jeté chacun quatre gouttes de  vodka aux quatres points cardinaux.

Rubans

Arrivés à MRS après 4 heures de route dont une heure sur piste caillouteuse, trois choses m’ont particulièrement marquées : le bleu intense du lac, la fraîcheur soudaine due à la proximité de cette immense masse d’eau récemment libérée des glaces et la tranquillité des lieux.

arrivée

Nous avons passé notre première nuit dans un camp de yourte au bord du lac, répondant au charmant nom de “Mélodia Olkhona”.

Melodia Olkhona

Le lendemain, notre trekking a débuté par la visite du rocher du chaman, le cap Bourkhane. On raconte que c’est autour de ce rocher que les esprits du lac ont élus domicile. C’est donc tout naturellement là que se réunissent les chamanes depuis des siècles afin d’y effectuer leurs rituels.

Rocher Bourkhane 2

L’accés au rocher est interdit aux femmes (sauf les chamanes) et aux enfants car selon la tradition chamaniste, la forte énergie contenue à cet emplacement serait néfaste pour leur santé.

Nous avons continué notre chemin à travers les steppes surplombant les falaises du sud de l’île. Olkhone est une île relativement grande (730 km², 70 km de long sur 15km de large), qui offre une variété de paysage impressionnante : steppes, forêts, baies de sables, dunes, falaises, montagnes, de quoi séduire les visiteurs les plus exigeants !

Balançoire

Notre première journée de marche s’est achevée dans la baie de Pectchanoïé par un magnifique coucher de soleil.

Soir

Après une nuit un peu fraîche (quand le soleil disparaît, on sent que l’hiver n’est pas si lointain), nous sommes partis en direction du Cap Khoboï.

Toute la journée, nous avons cheminé entre dunes, forêts et steppes. Malheureusement le temps s’est peu à peu couvert et c’est sous la pluie et le vent que nous sommes arrivés au cap, que nous n’avons pas pu atteindre en raison des conditions météo peu propices.

Plage Rhododendrons

steppe

Modifiant quelque peu notre programme initial, nous nous sommes réfugiés chez l’habitant, remis d’aplomb par un bon repas chaud et une séance de bania plus que bienvenue.

Le lendemain, c’est à partir de la station météorologique d’Ouzouri que nous avons entrepris d’accéder au cap Khoboï. Empruntant des sentiers de montagne escarpés, traversant forêts et steppes, longeant  de près la crête des falaises, nous sommes parvenus au sommet de cet éperon rocheux, offrant une vue à couper le souffle sur le lac.

img_0333

Cap Khoboï

Notre retour à Ouzouri s’est fait en mini-van russe au son de “Alors on danse” de Stromae que nous avons essayer de décrypter et traduire pour nos deux accompagnateurs russes. Vu la rapidité de diction du chanteur et l’enchevêtrement des paroles, nous avons été occupé jusqu’à notre arrivée à Ouzouri !!!

Ouzouri

Le jour suivant était consacré à notre transfert jusqu’à Oust Bargouzine. La brise est fraîche sur le lac et certain d’entre nous se sont retrouvés emmitouflés…dans leurs sacs de couchages !

Bateau

SB

Moi qui suis habituée à la navigation maritime, j’ai étais surprise par le calme du lac : pas un souffle de vent, aucun remous, l’impression étrange de glisser sur un miroir.

Au passage nous avons pu apercevoir quelques nerpas pirouettant dans l’eau, jouant à cache-cache avec nous, ou plutôt avec nos jumelles.

Arrivée OB

Arrivée au village, nous avons partagé un dernier repas en commun avant que nos routes se séparent. Alors que le reste du groupe se dirigeait vers la vallée de Bargouzine pour un autre trek, je rentrais cahin-caha vers Irkoutsk, à bord d’une marchroutka, une aventure…d’un tout autre genre !

Quand Sibérie mène à Mongolie…

Aux portes de la Sibérie, là où la taïga cède le pas à la steppe, s’étend un pays vaste comme trois fois la France et 20 fois moins peuplé : la Mongolie.

Terre de hauts plateaux au climat rude, pays du vent et du ciel bleu où paissent librement chevaux, chameaux, yacks et chèvres, c’est l’une des seules régions au monde où perdure encore le nomadisme.

BaikalNature ne pouvait que s’intéresser à ces contrées encore sauvages situées à quelques centaines de kilomètres à peine au sud du lac Baïkal.

C’est pourquoi nous avons concocté spécialement pour vous deux circuits qui vous feront découvrir deux magnifiques régions encore peu connues des occidentaux : la Sibérie et la Mongolie. Lire plus »

Printemps, vous dites ?

Il y a une semaine à peine, Sylvain vous faisait part des signes annonciateurs de l’arrivée du printemps à Irkoutsk.

Il y a deux jours, nous étions en T-shirt dehors, admirant l’Angara au soleil couchant. Lire plus »

Escapade à Archane

Archane

Vendredi dernier, nous étions 6 membres de l’équipe de BaikalNature, Pavel, les deux Ludmilas, Natalia, Sylvain et moi, à quitter les douces ondulations de la région d’Irkoutsk pour la région montagneuse d’Archane.

BN Team

Archane est un petit village bouriate situé à 250 km d’Irkoutsk, à 890 mètres d’altitude dans les contreforts des montagnes Saïan de l’Est.

Saian

Depuis le milieu du XIX° siècle, Archane est réputé pour les sources aux vertus guérisseuses qui y jaillissent. Elles sont notamment recommandées pour les maladies touchant l’appareil digestif, la peau et les nerfs.

Après un trajet de 4 heures en Marchroutka, en passant par la pointe sud du lac Baïkal, nous sommes arrivés à Archane au crépuscule. Nous avons dîner dans le café-discothèque de la ville où se réunisse les villageois de 5 à 95 ans, ce qui prête à sourire, surtout quand un papy en survêt’ danse à côté d’une jeune midinette très apprêtée…

L’inconvénient c’est que la musique était si forte que nous ne pouvions pas nous entendre.

Le lendemain, après un réveil tardif, nous avons quitté notre petit hôtel pour nous diriger vers le centre du village. Nous sommes passés au-dessus de la large rivière “Kingarga” qui signifie “tambour chamane” en langue bouriate en raison du grondement continu de son cours sur les pierres.

Rivière Kingara

Ensuite, nous sommes allés faire un tour au marché local, où sont vendus souvenirs et produits en provenance de la région ainsi que des pays avoisinants : Chine et Mongolie.

Marché

Au fond du marché se trouve des robinets où l’on peut boire les eaux de sources soufreuses, tièdes ou froides. Petits et grands s’y rendent équipés de bouteilles et autres bidons afin de faire des réserves de cette eau précieuse.

Sources

Nous avons poursuivi notre route vers l’une des nombreuses cascades entourant le village.

cascade

Croisant au passage des “champs” de rubans, noués sur les arbres en guise de remerciements.

rubans

En rentrant au village, nous avons dégusté des Chachliks savoureux, assis sur une terrasse, au soleil. Premier déjeuner au parfum de printemps !

Nous avons ensuite entrepris la visite du petit Datsan de Bodkhidkharma. Situé dans une clairière, entouré de pins et de mélèzes, dominé les sommets encore enneigés des montagnes Saïan de l’Est, ce temple coloré respire la beauté et la sérénité.

Datsan

Nous avons achevé cette journée bien remplie au tour d’un feu de camp, sous un magnifique ciel étoilé, dégagé et clair.

Feu

Le lendemain, Pavel, Ludmila -Booking-, Natalia et moi avons entrepris une partie de l’ascension du pic Lubvi (Pic de l’Amour) pendant que les autres restaient à se promener dans le village.

Le sentier qui mène au pic présente un très beau dénivelé avec des sentiers à flancs de montagnes très abruptes. Nous n’avons pu atteindre le sommet par manque de temps et nous sommes arrêtés au bout de deux heures d’ascension à un pic situé à mi-chemin. L’effort en valait la peine car une fois parvenus à  ce pic nous avons eu un aperçu à 360° sur la vallée de Tounkinskaïa, les montagnes Khamar-Daban en arrière-plan, les anciens volcans qui bossellent la plaine et la chaîne des Alpes Tounkinskié.

Panorama

En fin d’après-midi, tous bien fatigués mais ressourcés par ces deux jours d’excursions dans la nature, nous avons repris la route d’Irkoutsk, parcourant une dernière fois des yeux les sommets enneigés des montagnes Saïan de l’Est et les steppes infinies.

JOYEUX ANNIVERSAIRES !!!

La semaine passée à été la semaine des anniversaires, Baïkal nature et les deux Ludmila fêtaient leurs naissances respectives les 19, 20 et 22 avril dernier.
Pour l’occasion de l’anniversaire de Ludmila-booking-, nous sommes partis pique-niquer à la campagne, su les rives de l’Angara, à l‘ombre des pins et des bouleaux. Lire plus »

Voyage d’observation des phoques du Baïkal

Observation des Nerpas, phoques endémiques du lac Baikal avec instruments traditionnels de chasseurs de phoques et un side car russe.  Sibérie, Russie, printemps 2010.

Partez à l’aventure avec l’agence de voyage réceptive francophone BaikalNature! Lire plus »

Voyage au lac Baïkal en chiens de traîneau

Promenade en traîneaux à chiens sur le lac Baïkal gelé, Sibérie, Russie. Découvrez la splendeur des paysages de la Sibérie et du lac Baïkal avec l’équipe de BaikalNature! Lire plus »

Un petit goût de France au fin fond de la Sibérie

6 avril 2010 par Claire Descoqs   / Actualités

Bonjour à toutes et à tous !

Je m’appelle Claire et je suis la nouvelle stagiaire chez BaikalNature pour les 5 mois à venir. Cela fait déjà une semaine que j’ai quitté la France et ses primevères à peine éclose pour Irkoutsk, où la neige est encore bien présente, surtout quand on s’éloigne de la ville qui, telle une ruche toujours en activité, produit suffisamment d’énergie pour gagner quelques degrés sur la campagne environnante. J’adore cette période de l’année où, le matin vous marchez sur un sol blanc et dur couvert de givre et où vous rentrez le soir sur une terre jaunie réchauffée par le soleil.

A défaut d’emporter dans mes bagages le soleil printanier de Paris, j’ai amené avec moi un petit “parfum” de France, à savoir du camembert de Normandie, ma région d’origine, qui comme vous pouvez l’imaginez avait suffisamment “travaillé” pendant mes 17 heures de vol et transferts divers pour être plus que “bien fait”. J’avais aussi apporter du vin rouge, un Médoc de Bordeaux, afin d’accompagner le fromage.

Nous avons donc improviser un petit pique-nique à la française avec toute l’équipe, dont voici le résultat en images :

Gros plan sur nos victuailles L'équipe savourant le traditionnel pain-fromage-vin français

RÉCOMPENSE GUIDE PERDU

RÉCOMPENSE
GUIDE PERDU

Pavel

Informations sur le guide:
Nom pavel
Race Russe
Âge 28 ans
Sexe Mâle
Couleur blond
Marque ou distinction Attention parle français

A un couteau de tueur malgré son apparence gentille

Longueur des poils Moyenne
Informations sur la personne à contacter
Nom BaikalNature
Adresse 53 rue krasnoyarskaya

664023 irkoutsk

Téléphone 007.3952.97.45.02
Adresse de messagerie voyage@baikalnature.com
Dernier endroit où il a été vu :
Lieu OULAN-OUDE
Date 12 mars 2010
Circonstances de la perte :

Nous étions dans le bus qui nous emmenait à Oulan-Oudé quant à la pause mon ami avait disparu !!! . Je pense que c’est la jeune femme assise à coté de lui qui l’a kidnappé !!. Elle a du l’emmener en Mongolie !!! Nils et Léna , si vous le voyez ou si vous parvenez à le capturer, informez son bureau car il leur manque terriblement !!!

Annonce postée par : Florence Pinel

A Florence : tu vois, je l’ai publiée! (Pavel)

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