Que d’émotion…

29 août 2009 par Gabrièle Silga   / Actualités

Un avion vient d’atterrir à l’aéroport d’Irkoutsk. Les gens se pressent contre les portes de l’arrivée des passagers. Des femmes, des enfants, des hommes avec des fleurs à la main venus accueillir leurs dulcinées, ou encore les chauffeurs de taxi, venu voir si il n’y aurait pas des clients intéressés par leurs services. Tous sont là et ce même aux heures les plus matinales de la journée. Il est 5h20. Un jeune homme va acheter des fleurs au comptoir près de la porte des arrivées. Il choisi des roses rouge et retourne attendre devant les portes. Ces dernières sont transparentes et on peut voir au travers, derrières les vitres les premiers passager arriver. L’agent en charge de la sécurité de cette zone vient ouvrir les portes, et là c’est la ruée. La population déjà postée devant les portes se ressert encore afin de voir qui sort en premier et d’accueillir la personne qui vient à eux. Lire plus »

Les teintes de la culture…

Irkoutsk, ville lumière de Sibérie orientale, élevée au rang de ville de culturelle au fil des siècles, est malheureusement toujours sujette à des courants de pensées que l’on pourrait qualifier d’extrême. L’ouverture au monde, l’art, la musique, et l’échange semblent être les valeurs partagées par la majorité des habitants d’Irkoutsk. Cependant, il existe encore, comme partout dans le monde, des personnes ne partageant pas ces valeurs. La xénophobie est en effet toujours présente ici. Elle s’expose sur les murs de la ville par des graffitis faisant l’apologie du Nazisme et du mouvement Skin Head, et peut se croiser dans les rues, personnalisée par des individus jouant avec des armes blanches tentant d’intimider les passants…

Néanmoins, cette partie de la population ne représente qu’une très infime partie des habitants d’Irkoutsk et leurs idées étant fortement rejetés par les nouvelles générations, on peut se rendre compte qu’une guerre d’idées et de pensées se déroule là, dehors sur les murs de la ville.

Les graffitis aux messages xénophobes sont recouverts par des tags symbolisant la paix et la diversité, qui, à leur tour sont recouverts pas d’autres graffitis et ainsi de suite… Le combat des idées est en marche, et génère des œuvres d’une beauté souvent étonnante…

skin

Tag réalisé sur l'un des murs de la ville.

…Pour que la ville Lumière qu’est Irkoutsk rayonne encore plus qu’elle ne le fait déjà, et que la Paix des âmes et des cœurs retrouve sa place…

“Chauds les esquimots, chauds !!! “

Les glaces Sibériennes.

Les habitants d’Irkoutsk n’ont pas le choix, ils doivent se plier aux conditions climatiques qui sont celles de leur région. Des températures de +30° en été à –30° en hiver, alors manger des glaces quand il fait très chaud, quoi de mieux ?Une fraîcheur sucrée, rafraîchissante et gourmande qui fond doucement dans la bouche, quand au dessus de nos têtes brille un soleil dangereusement lumineux et ravageur, 30° à l’ombre : c’est la température qu’il fait ! La crème glacée, un petit plaisir qui devient nécessaire. Alors, que choisir ? Plutôt crème glacée, sorbet, glace à l’eau, cône ou esquimaux ? Quels parfums choisir ? Vanille, chocolat, fraise, fruits de bois, saveur tropicale, caramel avec ou sans morceaux de fruits ? Tellement de choix, que l’on souhaiterait que l’été dure 365 jours.
Et le mieux ? Pas besoin d’être un enfant pour y avoir droit, petits et grands se délectent de ces plaisirs glacés avec le même enthousiasme…

065

Et grande nouvelle, en hiver aussi les glaces sont appréciées.

En hiver ? Oui, oui en hiver, durant les hiver sibériens j’entends, atteignant les –40C° « évidemment ». Qui aurait pensé que les crèmes glacées pouvaient réchauffées ? Les russes, et plus précisément les sibériens orientaux l’ont fait! Plus pratiques, qu’une tasse de café ou de thé qui aurait vite fait de refroidir et qui sait peut-être même de geler dehors en quelques minutes. Une crème glacée reste certes moins chaude qu’une boisson fumante, mais l’est toujours plus que la température ambiance extérieure. (-40° pour le température ambiante au dehors, -10° pour une glace). Gagner 30° de « chaleur » en mangeant quelque chose de gelé, vraiment ingénieux !
Mensonges que cette histoires de glace en hiver vous pensez ? Absolument pas, je tiens cette information de source sure : d’une Irkoutsianka en personne.

img_0577

Des glaces, des crèmes glacées, des sorbets, on en discute et on en salive, mais où les acheter? Car non, les russes ne se trimballent pas avec un paquets d’esquimaux à la vanille dans leurs sacs en hiver ou une glacière à bout de bras en été…Ce sont les petits kiosques « Мороженое » qui sont les anges gardiens de la températures corporelles de nos amis russes. On trouve de ces petits kiosques, petites cabanes d’environ 5m², presque partout en ville, tenus la plupart du temps par des Babouchkas, vous aurez peut-être la chance d’en rencontrer une qui vous servira la bouche pleine de ces délicieuses crèmes, une de ses propres glaces bien entamée à la main! :)

The Place to Be !

summer-day-lisvianka-39C’est vrai Lisvianka est Le village de villégiature autour du Baïkal. Si vous passez par la région du Baïkal, (ce que je  vous souhaite), vous êtes « obligés » de venir passer au moins une Journée à Lisvianka et ce qu’il pleuve, qu’il vente (cf article : Les esprits de la Vodka) ou qu’il fasse un soleil radieux.
Ce petit village situé juste sur les rives du Baïkal et long de 5 km nous offre un aperçu de ce qu’est une station balnéaire russe, où l’on ne reste pas très longtemps dans l’eau, voir où l’on ne baigne pas du tout tellement l’eau est fraîche. Le Baïkal étant gelé une bonne partie de l’année, même si celui-ci dégèle les beaux jours venus, la température de l’eau n’excède pas en général les 10°!

Avis aux amateurs !!!

journee-alex-lisvianka-6-copy Petits conseils donc pour avoir la possibilité et la chance de voir Lisvianka sous « son meilleur jour ». Préférez une arrivée précoce au village afin de profitez de sa tranquillité avant l’arrivée (en masse) des vacanciers sur les bord du lac en début-milieu d’après-midi. Cependant si vous aimez les bains de foule, vous pouvez rester sur la plage principale du village où vous êtes sûrs de rencontrer des personnes avec qui bavarder et partager vos victuailles. Les bords de la plage principale sont en effet assez festifs avec ses vendeurs d’Omouls et de Chachliks (brochettes), les petites buvettes, les vendeurs de souvenirs et la musique… Le Deauville sibérien…

En revanche si vous préférez aux endroits festifs, des places un peu plus tranquilles, tirez un peu plus loin sur les rives du lac; vous y trouverez des petits paradis. Pour cela, enfoncez vous dans le village,…, vous trouverez des petits cabanons posés sur les hauteurs où vous pourrez vous protéger du soleil et savourez votre délicieux pique-nique composé d’Omoul et de vodka pourquoi pas, qui sait ? Mais si aux cabanons peut-être trop formels pour vous, vous rechercher les endroits « authentiques », à quelques pas de là, les rivages du lac vous tendent les bras. Au choix, la plage de galets (n’oubliez pas les coussins et les nattes), ou un tout petit plus haut, les collines (n’oubliez pas les couvertures pour avoir le plaisir de savourer la sieste en plein air)…

C’est bon, vous y êtes, il ne vous reste rien d’autre à faire à part lézarder au soleil et profiter de la vue grandiose que nous offre les rivages de Lisvianka, les beautés du lac et quelques russes en maillots de bain faisant leur feu pour cuir leurs brochettes faites maisons…

summer-day-lisvianka-19

Lisvianka : The Place to Be !

Les jours de pluie

La Sibérie, le pays du froid extrême, de la Taïga, et des ours bruns… Qui aurait cru qu’en Sibérie les températures pouvaient atteindre les 30°, qui aurait cru qu’en Sibérie on pouvait transpirer par le simple fait de rester dehors? Pas moi !

img_0006

Le pays des extrêmes, un climat extrême pour des comportements extrêmes, se jeter dans la neige après s’être chauffé  le corps dans un Bania à plus de 80°, quatre jours de soleil intense à plus de 30° pour à le nuit tombée, voir le déluge sur reproduire sous nos yeux, des seaux et des trombes d’eau tombés du ciel durant toute une nuit et toute une journée. Il ne s’agit pas d’orage comme on pourrait le penser, où en France après de grosses chaleurs, nous avons l’habitude de subir un orage, mais ici, il s’agit de pluie. La terre avait soif et se craquelait, la nature lui a donné à boire, et même peut-être un peu trop…Le pays des extrême, certes la Sibérie se trouve dans une zone de climat continentale, mais tout de même, passer de la poussière de terre à des torrents de boue : incroyable !

imgp1291

Alors question de fille : Comment s’habiller?

La solution est, quand il pleut, d’avoir toujours une paire de chaussettes sur soi, comme ça, les pieds restent toujours secs. Concernant les questions style, les russes, même les jours de pluie restent habillés de façons formelles. On en croisera que très peu avec un K-way, ou autres types de vêtements spécialement conçus pour la pluie. Ils adopteront le parapluie plutôt que l’imperméable.

L’autre recommandations à suivre les jours de pluie , est,  lorsque l’on se promène aux abords d’une route, éviter de marcher près du bord des trottoirs ! Quelques voitures s’amuseront volontiers à vous éclabousser en allant rouler dans les flaques d’eau, flaques d’eau grandes parfois comme de petits étangs !

En Sibérie : la neige, oui, le soleil, oui, la pluie, oui : alors préparez vos gants, vos tongs, et vos cirés, pour en Sibérie être bien équipés !!!

img_0375

De 80° à 0° en moins de 10 secondes

Quoi de meilleur que de se jeter dans la neige où dans le Baïkal après s’être chauffé dans un Bania à près de 80°?
Tout comme les scandinaves, les russes sont habitués aux changements extrêmes de températures. En effet les Banias, peuvent être comparés aux Saunas scandinaves. Ils sont constitués traditionnellement de trois pièces, une pièce pour se changer, une pièce pour se laver et se fouetter avec le balais de branches de bouleau, et une pièce pour se chauffer…

img_0493
Une pièce pour se fouetter? Oui, oui, pour se fouetter, enfin, pas tout à fait, cela relève plus de la stimulation. Les russes ont en effet pour habitude de faire augmenter leur température dans la pièce où l’on se chauffe, et ensuite de chasser les impuretés de leur corps par ce moyen, la stimulation par le balais de bouleau. Répétant ces opérations de purification et d’élimination des toxines, il ne reste plus qu’à mettre son système de régulation de température corporelle à l’épreuve en se jetant dans la neige, le lac ou autres bassins quasiment glacés… Passé de plus de 80° à 0°, en moins de dix secondes, qui serait capable de cela si ce n’est le peuple russe.

Ne croyant pas cela bon pour le corps je posais la question de savoir si un tel brutal changement de température n’était pas mauvais pour la santé. On me répondit que non mais que au contraire cela était stimulant pour le corps et l’esprit.

img_0368

HYDROCUTION ?

Non, pas pour les russes qui célèbrent la vie et la robustesse du corps par ce rituel.

Les Esprits du Baïkal

…Les Dieux de la Vodka…

Il pleut aujourd’hui. C’est dommage, on avait prévu d’aller au lac pour la journée, mais c’est pas grave, on va bien se couvrir et tout ira bien…imgp1276
Nous prenons donc le bus à 9h30 à la gare routière d’Irkoutsk en partance pour le lac. Une heure et demi plus tard, nous arrivons à Lisvianka, petite ville qui jouxte les bords du lac. L’endroit est magnifique, et magnifiquement couvert. Le temps est exécrable. Un vent à décorner les bœufs, une pluie insistante, fine mais pénétrante, et un froid de Sibérie. Bienvenue à Lisvianka, le village de villégiature des habitants de la région du lac et d’ailleurs bien entendu!

Accompagnée d’un ami rencontré en Mongolie : Aljisha, ma spoutnik et moi-même sommes un peu pris au dépourvu, ayant acheté  nos billets la veille, il nous était impossible d’annuler notre excursion.

En descendant du bus, nous n’avons aucune idée de quoi faire et de comment nous occuper jusqu’au soir, moment auquel nous sommes censés prendre le bus pour rentrer à Irkoutsk. Que faire sous la pluie, dans le froid durant toute une journée au bord d’un lac devenu mer?
Aucun d’entre nous n’ayant vraiment déjeuné, quoi de mieux qu’un poisson cuit au feu de bois pour se réchauffer?

“Maybe we could buy some fishes and vodka ?”

imgp1219Drôle d’idée que de boire de la Vodka à 11h30 du matin, mais le fait est qu’à ce moment, rien d’autre n’aurait pu être plus typique, plus russe. Nous allons donc au marché à poissons et achetons trois Oumouls, poissons provenant et ne vivant que dans le Baïkal, pour ensuite nous diriger vers un petit magasin où nous achetons la fameuse vodka Baïkal. Après les courses effectuées, nous cherchons un endroit où nous pourrions nous abriter pour finalement trouver sur les bords même du lacs, des petits cabanons. Nous prenons donc  place autour de la table, dressons nos poissons sur nos assiettes qui se trouvaient être des sacs plastiques, débouchons la bouteille de vodka, et portons un toast à l’amitié et au soleil présent dans nos cœurs…

C’est à ce moment, à cet instant que la magie a commencé à opérer ; Quand enivrés par la Vodka, nous avons oublié que nous étions condamnés à rester dans le froid toute la journée durant, et simplement savourer l’instant et le fait d’être tous ensemble réunis devant le fameux Baïkal…imgp1228

Les peluches de Sibérie.

Qui n’a jamais été attendris par une petite frimousse à canines ? A Irkoutsk, il est en effet courant de croiser des chiens errants dans les rues, cherchant de la nourriture, ou se promenant ; les chiens des faubourgs…
N’étant pas craintifs et farouches, je ne les ai jamais vu grogner ou montrer les croc à un Homme. Passant souvent la plupart de leurs nuits dehors, leur poils est angora, et touffu ; c’est d’ailleurs peut-être pour cela qu’ils ont l’air de vieilles peluches vivante…

Duc, c’est le nom du chien de la famille dans laquelle je vivais. Impressionnant comme chien, normal vous me direz imgp0653quand on sait que Duc a du sang de loup dans les veines.

Voici donc mon histoire, je vivais chez « la famille de Duc », et devant aller travailler tous les matins, Olga était obligée de se lever en même temps que moi pour aller attacher Duc. La famille avait en effet peur qu’il me prenne pour une belle pièce de viande et m’attaque ou me morde… Tout ce manège à donc duré pendant plusieurs semaines, mais un jour, alors que je rentais le matin d’une excursion, Duc était comme d’habitude dehors. Que faire ? Réveiller la toute la famille qui dormait ? ou tenter de rentrer dans la cour où Duc montait la garde ? « Let me think about it ! », jamais je n’avais entendu Duc aboyer ou même grogner, alors bon… Méfie toi de l’eaux qui dort vous me direz, d’accord, mais nan ! J’entre donc dans la cour gonfler au maximum du peu de confiance que j’avais afin que Duc ne sente pas ma peur. (Les animaux sentent quand nous sommes effrayés et deviennent méfiants, à ce qu’il parait.) Et quelle ne fut pas ma surprise ! Duc était là, juste devant la porte de la cour, la queue s’agitant gaiement, il avait l’air content de me voir et semblait vouloir me faire la fête. Sacré Duc, depuis le temps qu’il me voyait passer devant lui chaque matin et chaque soir, il m’avait semble-t-il acceptée…

img_0399Les jours suivant, Olga ne se leva plus pour aller attacher Duc, de mon côté je partais toujours à la fraîche mais sans oublier de saluer Duc et de lui donner au passage un bout de mon pain du matin ; et le soir, quand je rentrais je passais quelques instants prêt de lui et de le gratifiait de quelques caresses… J’avais un nouvel ami !!!

Cela pourra donc sembler choquant, vu la misère dans laquelle vivent certaines personnes à Irkoutsk, en Russie et partout dans le monde, mais les animaux des faubourgs m’ont touchée et émue peut-être autant que mes contemporains, car si ces bêtes, que nous avons domestiquées quand elles nous étaient utiles, sont à présent sales, laides et chétives, elles le sont en partie de notre faute… alors à toi de jouer Brigitte!

Lorsque tu me diras “Bonjour”…

Esprit de travellers… et autres réflextions suite à mon voyage à Oulaan-Baatar, capitale de la Mongolie,

pays de Gengis Khan, des cavaliers, et des grandes steppes…

img_0170-copy

« If  you say Hello, you have to be strong enought to say good bye ».

Kuniyoshi Matsumoto, ami rencontré durant mon périple.

img_0564

Les voyageurs aux âmes qui s’étiolent sur la poussières des routes ont appris à dire au revoir sans/aux regrets.

Je ne veux pas partir, je ne veux pas rester, mais juste mettre pause pour les savourer, les instants filant de cette aventure….

Carpe Diem mon ami, et surtout n’oublie pas :

Un voyageur sachant voyager, doit savoir prendre et donner.
Des géants, des faces, des visages, des sourires, des soupirs…
Pleurer et s’essuyer les yeux, pour encore mieux repartir,
Sur les routes toujours…

Et si tu croises un voyageur ayant perdu le Nord,
Un pèlerins des temps modernes qui recherche sa boussole,
Murmure lui alors à l’oreille que sa boussole, que sa douce « soul », est sûrement dans son sac à dos et que maintenant il peut repartir « on the road again »
Pour échanger, aimer et grandir, pour avoir vécu avant de mourir…

Père et mère,
Enfants de la nature Terre,
Parcourant le monde, allant de troubles en extases, de déchirements en bousculades
Voyageant je vous rends hommage,
Car pour aimer vivre vrai, Il n’y a pas d’âge…

imgp0780

La chèvre de M.Gana

img_0032Arrivée à Ulaan-Baatar par le Transsibérien, c’est un peu déphasée que je découvre une partie de la ville, sur le chemin entre la gare et l’auberge de jeunesse où nous devons séjourner avec Delphine, ma spoutnik (camarade de voyage en russe). Cette ville est paradoxale ; un vrai mélange des genres comme on a plus l’habitude d’en voir : une capitale récemment urbanisée où le temps est devenu argent, un grand village où les anciens se heurtent à la « civilisation moderne » mais en étant, il semble, aidés par les jeunes générations…
Ici tout va vite, la façon dont le gens conduisent en plus d’être anarchique est rapide ; la vitesse à laquelle l’argent file est effrayante (1€ = 1900 Touroug) ; la langue mongole est aussi très rapide pour mon oreille non pas chauvine, mais non initiée à ces mystérieuse locutions. UB est une ville en marche, une ville qui court. Energique, elle semble vouloir rattraper quelque chose. Le niveau d’urbanisation et de consommation des grandes métropoles orientales et occidentales et celui des villes japonaises (modèle économique asiatique à suivre) ???

img_0185Après nous être reposées et avoir pris possession de « nos appartements », la visite de la ville s’impose. «Oulaan-Baatar est à moi !!! – A moi Oulaan- Baatar !!! », enfin nan pas tout à fait… UB est une ville qui grouille d’une certaine vermine, et horreur, j’en fais partie. Les touristes ! UB a été envahie ! Mais pas de panique, ce n’est pas aussi horrible que ça en a l’air. En effet, la plupart des gens venus en Mongolie sont à la recherche d’authenticité, alors lorsque l’on croise des étrangers, ils font mine de ne pas nous voir. La majorité des personnes voyageant doivent penser qu’elles n’ont pas fait le voyage jusque dans ces lointaines contrés pour se retrouver avec des gens de leur cru ! Mais, cependant, si nous étrangers aventureux et téméraires que nous sommes, nous ne suivons pas notre instinct grégaire lorsque nous partons à la découverte du pays durant la journée, ce n’est pas grave, car quoi qu’il arrive, nous sommes tout de même tout de même amener à nous retrouver « parcqués » entre touristes la nuit venue dans des guest houses, des auberges de jeunesses, et des hostels tous plus sympathiques les uns que les autres, plus ou moins propres et sentant le touristes et le travellers à plein nez… Mais pas de médisance car c’est comme ça que nous avons rencontré Maria, une allemande pas comme les autres, passée par le Russie et venue en Mongolie pour faire du volontariat, semblant ne pas avoir peur de la misère sociale et humaine de ces pays si touristiquement appréciés. Nous échangeons, discutons et apprenons donc les raisons respectives de nos voyages en Mongolie. L’amitié : une amitié de Travellers, pudiques, faites de contre temps et sans avenir, mais inoubliables comme le sont les rencontres de voyages : des visages et des trais, qui contrairement aux noms ne s’effacent pas des mémoires… C’est ce qui nous rend fort, nous ne sommes pas seuls sur les routes…

img_0340

C’est donc après quelques nuits passées au Nassan Hostel et dit au revoir à Maria, que nous décidons, Delphine et moi-même de changer de « dortoir ». Pourquoi ? Parcque l’on est en Mongolie pardi ! Le pays où n’importe qui peut se faire aventurier en changeant de place son sac de couchage d’une nuit à l’autre. Mongolie, Mongolie, ces mots résonnent comme un appel à la liberté…

Gana’s guest house, ma nouvelle maison pour deux ou trois nuits, quelle auberge !
Des yourtes posées sur les toits des maisons de la périphérie d’UB : magnifiques. Un mélanges de cultures et d’expériences, un concentré de voyage, un mélange épicé des poussières du désert, …, et le chevreau de Monsieur Gana.

Où suis-je ? img_0280

Loin de la tragique et héroïque histoire de la chèvre de Monsieur Seguin, mais proche de l’histoire d’un bébé chèvre recueilli par un homme clairvoyant, ayant compris depuis longtemps que « son monde » ne tournerait plus comme avant à cause ou grâce au pouvoir de l’argent. L’histoire d’un homme qui a su prendre soin d’un bébé chèvre en lui donnant le biberon, l’histoire de la chèvre de M.Gana…

Oulaan-Baatar, merci à toi.

Page suivante »