Trans’Lib

Alors que le froid sibérien s’empare insidieusement des rives du Baïkal, marquant la prochaine victoire de l’hiver, je vous propose un petit retour en été à travers le récit de mon expédition sur les rails du transsibérien en août dernier. Lire plus »

Chevauchée Mongole

Qu’évoque le nom “Mongolie” pour vous ? Les steppes, le Gobi, les nomades, les yourtes et les chevaux, c’est du moins l’image que s’en font la plupart des européens. Or, la Mongolie recèle une petite merveille d’un bleu indéfinissable : le lac Khövsgöl, paradis des randonneurs, cavaliers et trekkeurs en tous genre.

Ger

C’est sur les rives de ce lac que j’ai décidé de séjourner en attendant mon nouveau visa russe. En effet, bien que j’apprécie beaucoup la capitale mongole, l’idée d’y rester 15 jours sous une chaleur insupportable était loin de me séduire.

J’ai donc parcouru en mini-bus les 790 km de piste qui séparent Oulan-Bator de Khatgal, petite ville au sud du lac. Ce voyage, épique sous bien des points de vue à duré une vingtaine d’heures. Vous pouvez donc bien vous représenter notre joie à tous quand nous avons enfin pu respirer l’air frais du lac !

Yak in Khovsgol Lake Khosgol 2

Une fois arrivées, nous (moi et Laurence, une amie qui m’avait rejoint de France) avons décidé de louer des chevaux et les services d’un guide afin d’explorer un peu mieux la région.

Mongolian Horses

Nous avons opté pour un petit circuit de 6 jours au cours duquel nous avons visité le Sud-Ouest du lac. Le lac du Khövsgöl est entouré de chaînes de montagne, notre expédition a donc commencé par une montée en altitude, jusqu’à l’un des sommets principaux de la chaîne Khoridol Saridag : Ikh Uul (litt. Grande Montagne) qui culmine à 2961 mètres d’altitude.

Khoridol Saridag

Nous avons mis 3 jours pour gagner cette montagne d’où un point de vue magnifique sur la vallée de Mongoliyn Gol s’est offert à nous.

mng-10

Continuant notre route vers le lac, nous nous sommes retrouvé sur une corniche, balcon offrant aux regards des européennes ébahies que nous étions un panorama grandiose sur le lac, et ce même si ce jour là , Tenger, le ciel, n’était pas très coopératif…

Les dénivelés sont assez brutaux parfois en Mongolie et nous avons eu la joie de descendre des versants abruptes, avec des pentes proche des 90° et j’exagère à peine ! Nous avons bien entendu dû descendre de cheval et guidé nos montures dans la descente en priant le ciel que personne ne finisse en roulé-boulé au fond de la vallée !

Balcons sur le Khövsgöl

Je peux vous garantir que les quelques kilomètres de plat dans une pinède calme et tranquille avant notre arrivée à l’étape du jour  ont été plus que bienvenus !

Nous avons ensuite longé le lac pendant toute une journée, croisant au passage un (très touristique) mini-campement Tsaatan. Les Tsaatans sont une ethnie d’éleveur de rennes, on raconte qu’ils descendent d’une tribu d’Evenk venue du Nord, de Sibérie et qui se serait installée dans les hauteurs du lac Khövsgöl en raison des nombreux avantages qu’offrait la région.

Ger Tsataan rennes

Nous nous sommes ensuite rendu dans une famille d’éleveur et avons pu participer au quotidien des femmes de la steppe, traite des yacks, fabrication des fromages, des yaourts et autres beurres traditionnels, préparation du suutei-tsai, le thé au lait salé, cuisson du tsuivan, un des plats traditionnels mongol à base de viande de yack bouilli et de longues pâtes blanches.

traite des yacks

Dans la région du Khövsgöl, certains Mongols ont adopté un mode de vie semi-nomade. Nombreux sont ceux qui vivent dans des maisonnettes de bois carrées, agencées comme les yourtes de feutres traditionnelles.

Notre périple s’est achevé par une excursion à l’extrême sud du lac, occasion de derniers grands galops dans l’immensité verte de la steppe.

Sunrise

Le retour à la vie citadine a été rude, surtout que nous avons dans débarqué dans Oulan-Bator en plein Naadam, la fête nationale mongole qui rassemble mongols des 4 coins de la steppe et étrangers venus de tous horizons.

Irkoutsk en robe de bal

Irkoutsk renoue tous les ans avec la tradition des bals des XVII°, XVIII° et XIX° siècles. Pour l’occasion, des cours de danse d’époque sont organisés par la société des musées de la ville.

Cette année, ils ont débutés au début du mois de mai dans la magnifique propriété-musée de l’ex-gouverneur d’Irkoutsk : l’Oussadba Soukatchova.

Musée

Presque chaque vendredi soir, Luda, Natacha et moi nous rendions dans ce musée afin de participer à ces fameux cours. Nous avons vainement essayé de convaincre nos collègues masculins de se joindre à nous mais les quadrilles, contre-danses et autres valses ne semblaient pas vraiment inspiré ces messieurs !

Chaque semaine, nous nous exercions à l’art compliqué des danses de salon pour terminer en apothéose par une remontée dans le temps par un beau samedi après-midi de juin. En effet, ces cours étaient organisés dans le but ultime de participer au bal donné par le musée.

Valse

Luda, Natacha et moi y avons bien entendu participé, habillée de magnifique robes longues datant du XIX° siècle. Cet évènement avait un petit parfum de conte de fée, de rêve de petite fille enfin réalisé. C’était vraiment étrange de voir ces jeunes femmes modernes (nous étions bien entendu une grande majorité de fille ! ) en costume d’époque. C’était tout à fait comme si le temps s’était arrêté, d’autant que le cadre magnifique de ce musée d’art amplifiait cet effet.

Moi, Luda et Natacha en compagnie d'un ami du cours : comme quoi il n'y avait pas que des filles !

Moi, Luda et Natacha en compagnie d'un ami du cours : comme quoi il n'y avait pas que des filles !

Le bal a duré toute une après-midi, alternant danses et divertissements tels que spectacle équestre, solo de violon, buffet.

Je vous laisse imaginer combien cela nous a paru bizarre de retourner à la vie citadine contemporaine : plus de chevaux mais des voitures, plus de musique classique jouée en live par des musiciens talentueux mais de la bonne pop russe crachée par des radios grésillantes,  quand au froufrou des robes glissant sur le parquet, il s’est évanoui d’un coup remplacé par le crissement des pneus sur la chaussée.

Heureusement les photos, elles, restent, preuve tangible qu’il ne s’agissait pas d’un rêve !

Trekking sur l’île d’Olkhone

Samedi 12 juin, à 10h, Lena, guide-interprète aguerrie que j’avais pour mission de seconder et moi, casquette “BaikalNature” vissée sur la tête, munie de mon plus beau sourire,  nous frappions aux portes de la maison d’hôtes de Nina où nous attendaient 5 voyageurs fraîchement débarqués d’Europe : Marie-Ange, Marie-Laure, Lucie et Jean. Lire plus »

Fête en ville

Hier, le 6 juin, Irkoutsk en fête célébrait en grande pompe son anniversaire.

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Pour l’occasion, tout le centre-ville était fermé à la circulation, à la plus grande joie des piétons, moi par exemple.

De nombreuses manifestations étaient organisées un peu partout dans la ville, à commencer par un carnaval qui a défilé dans les rues principales du centre-ville, depuis la rue Kamenetskogo jusqu’au boulevard Gagarina qui longe l’Angara.

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Il y avait bien entendu quelques chars, décorés en bonne et due forme selon les thèmes choisis. Nous avons eu le droit entre autres à un char “Monster & Cie” représentant un centre linguistique anglophone, un ensemble folklorique au costume traditionnel de Sibérie, une procession de limousine avançant à 2km/heure maximum, encadrée par des mannequins en robe de mariée sophistiquée, un char aux couleurs de l’orient avec de ravissantes danseuses, nombril à l’air qui ont du haïr la chute brutale de température (hier il faisait à peine 10°C), un char de rocker, un peu agressif pour les oreilles, et, bien sûr, toute une panoplie de clowns au bon gros nez rouge.

La ville ordinairement tranquille le dimanche vibrait au son des concerts, jeux et lancers de ballons organisés un peu partout.

ballons concert

L’ambiance festive a perduré jusqu’au soir avec l’organisation d’un feu d’artifice magistral dont je n’ai malheureusement rien vu mais tout entendu. Entre nous soit dit, j’aurais préféré le contraire !

Plage, Shashliks et Bikinis

J’ai la chance de vivre sur les berges de la rivière Irkout, celle qui a donné son nom à la ville d’Irkoutsk.

C’est un endroit ravissant, desservi par une “route” en terre remplie d’ornières, un faux-air de campagne au coeur de la ville. A mon arrivée, je ne croisais que de rares promeneurs solitaires dans ces lieux peu accessibles.

L'Irkout à mon arrivée

L'Irkout à mon arrivée

Mais depuis, le temps a passé, la glace a fondu, l’herbe a verdi et l’été est arrivé.

L'Irkout maintenant

L'Irkout maintenant

J’ai ainsi pu assister à un phénomène étrange, preuve irréfutable que la belle saison a bel et bien commencée : la migration des Irkoutskis (les habitants d’Irkoutsk) sur les berges de la rivière.

baigneurs

Dés que le moindre petit rayon de soleil apparaît, les berges sont colonisées par familles et groupes d’amis. Enfants à vélo, midinettes en bikinis, pique-niqueurs, musiciens, pêcheurs…les berges grouillent de monde, on se croirait presque sur la côte d’azur en plein mois d’août !

L’air est empli de l’odeur alléchante des Shashliks en train de cuire sur le feu (un sport national, ici),

Shashliks

un peu partout on entend des éclats de rires (vodka aidant) et tout le quartier vit au rythme du son grésillant des derniers hits russes à la mode craché à tous vents par les auto-radios de voitures poussiéreuses.

auto

Quand Sibérie mène à Mongolie…

Aux portes de la Sibérie, là où la taïga cède le pas à la steppe, s’étend un pays vaste comme trois fois la France et 20 fois moins peuplé : la Mongolie.

Terre de hauts plateaux au climat rude, pays du vent et du ciel bleu où paissent librement chevaux, chameaux, yacks et chèvres, c’est l’une des seules régions au monde où perdure encore le nomadisme.

BaikalNature ne pouvait que s’intéresser à ces contrées encore sauvages situées à quelques centaines de kilomètres à peine au sud du lac Baïkal.

C’est pourquoi nous avons concocté spécialement pour vous deux circuits qui vous feront découvrir deux magnifiques régions encore peu connues des occidentaux : la Sibérie et la Mongolie. Lire plus »

Printemps, vous dites ?

Il y a une semaine à peine, Sylvain vous faisait part des signes annonciateurs de l’arrivée du printemps à Irkoutsk.

Il y a deux jours, nous étions en T-shirt dehors, admirant l’Angara au soleil couchant. Lire plus »

Escapade à Archane

Archane

Vendredi dernier, nous étions 6 membres de l’équipe de BaikalNature, Pavel, les deux Ludmilas, Natalia, Sylvain et moi, à quitter les douces ondulations de la région d’Irkoutsk pour la région montagneuse d’Archane. Lire plus »

Week-end à Oulan-Oudé

L’avantage d’Irkoutsk c’est qu’en une nuit de train on peut se retrouver à des centaines de kilomètres plus loin, à Oulan-Oudé par exemple.

L’avantage des jours fériés russes, c’est que lorsqu’il tombe un jour de week-end, ils sont obligatoirement rattrapé un jour travaillé.

L’avantage d’être stagiaire chez BaikalNature au mois de mai c’est qu’on peut s’organiser des week-ends à rallonge et explorer la région  !

C’est donc en direction de la capitale de la Bouriatie que Sylvain et moi avons pris le train vendredi dernier. En vrai backpackers nous avions pris des billets en Platzkart, couchettes en wagon ouvert. Lire plus »

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