Irkoutsk ville refuge

Là-bas les parcs sont forêts, les places sont fontaines, les maisons sont chaumières. Irkoutsk est pour sûr une «ville» à part.

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Son coeur est jeunesse, ses artères (Lenine et Karl Marx) sont soviétiques, ses théâtres sont classiques, quant à son sang : l’Angara lui, s’écoule en permanence. En son long, la gare tel un palais fourmille et forme une ronde de Sibériens, de Bouriates, de Mongoles. D’autres passagers sont venus de loin.

La gare d'Irkoutsk tel un palais

La gare d'Irkoutsk tel un palais

De Transsibériens en Transsibériens, Irkoutsk est une ville de passage, pourtant, en son sein, une halte s’impose et permet de s’impreigner d’une ambiance bien à elle. De 05h à 23h, la soeur de Saint-Pétersbourg est lumière. Les Marchroutkas desservent. Les Tramways irriguent. Le marché central, coeur commercial offre à ciel ouvert ou couvert la viande et les légumes de sa terre. On vend, on s’approvisionne, on échange puis on s’arrête. L’heure est au Kvas, les glaces jamais trop loin. Les 30 degrés se font plus légers.

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Merci aux arbres les poumons producteurs d’ombre rendant chaque rue plus intimes les une que les autres. Quant aux maisons, elles laissent transparaître l’ancienne génération : chaleureuse au dedans, fière au dehors.

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Terre de Décembristes, Irkoutsk est refuge temporaire. Il est temps de voyager dans l’ Au-delà. D’immenses forêts, d’immenses prairies, de coquets villages, des paysans, des enfants vendant du bois: prenons-en. Le long de l’Angara arrêtons-nous pour deux jours nous impreigner du soleil encore et toujours, laisser l’heure de côté, discuter, boire à la Nature et vers Irkoutsk reprendre le chemin du retour en la remerciant d’offrir de tels détours.

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