Lorsque nos souhaits voguent

Hier, dimanche 7 juin fut la fête de la ville d’Irkoutsk. Bien que l’ambiance fut j’en suis sûre des plus festives, je n’y ai pas assisté. Au lieu de cela, accompagnée d’une Bouriate prénommée Vera et d’un Russe Aliocha, je me suis éloignée de 47 km du monde urbain pour me retrouver à hauteur de Taltsy. Une fête a lieu m’a t’on dit, oui, une fête comme on en a toujours rêvé!

En se fiant à la musique qui se fait de plus en plus intense, nous devinons le chemin à emprunter. Nous voici à la lisière de la forêt, en pleine prairie à moins de 20 m de la rive de l’Angara. Le cadre est bellissime.

25 17

Nous nous trouvons en réalité au coeur d’un rituel. Un arbre est fraîchement emplacé au milieu de « la piste de danse ». Des demoiselles et des fillettes en costume traditionnel chantent et dansent autour. Leurs robes sont si fraîches! Roses à fleurs ou encore dans les tons rouges. N’importe quelle femme désirerait porter l’une d’elles! Leurs cheveux, quant à eux, sont ornés de couronnes de fleurs. Vient l’heure de s’emparer d’un ruban de soie. Chaque fille l’accroche aux branches de l’arbre en faisant un voeu.

54

Puis, les danses reprennent. Les jeunes garçons, vêtus de bleu, respirent la joie de vivre. Vient leur tour de danser! Impressionnant. Ces cavaliers maîtrisent parfaitement leur pas et font d’excellents partenaires.

44 92

Et puis, le public aussi est invité à participer à cette ronde de joie! Personne n’hésite. J’ai moi-même rejoins une farandole. Nous avons enserré l’arbre, offert des regards et des sourires puis sommes revenus à notre place initiale.

81Mais l’arbre doit partir. Alors nous le soulevons et l’accompagnons jusqu’à la rive. Nous restons sur le bord, lui prend le large emportant avec ses feuilles les souhaits printaniers.

62 71

Laisser un commentaire

Dites-nous ce que vous pensez de cet article !